Image personelle (le cheval du voisin)
Byron Katie a vécu toute une "histoire" personnelle qui l'a amené à la réalisation que la souffrance surgit lorsqu'on croit à notre histoire et que celle-ci doit être investiguée. Son "travail" tourne autour de l'investigation des pensées. Comme je suis de nature curieuse, j'ai essayé et il est vrai que le fait de prendre conscience que les pensées en elle-mêmes sont neutre mais qu'elles sont , pour ainsi dire, embrouillées par nos blessures du passé, bloque notre élan, nous sort de la réalité. Je vous fais ici une réflexion sur ce que j'en ai compris.
Je ne fais rien, cela se fait tout seul.
Tous les jours sont bons? Le croyez-vous? Il y en a de moins bon, des jours de découragement, des jours de pluie suivis de nuits agitées. Dans le quotidien de nos vies, ce n'est pas
toujours bon, beau et paisible. Il est "bon" qu'il en soit ainsi, il est normal de quitter le paradis terrestre, de sortir de l'utérus de sa mère afin de voir. On ne peut voir
que lorsque qu'on se trouve à l'extérieur et l'extérieur nous appréhende de la même façon.
La conscience se révèle en passant dans les évènements de notre vie de tous les jours même si nous sommes trop occupé pour la ressentir, elle est là. Ça respire, Ça digère, Ça bouge, Ça
pense...
Et moi dans tout ce Ça?
Je joue le jeux et je me raconte des histoires: Comment je peux mieux respirer, comment je pourrais mieux digérer et penser! Je me rends chez le médecin, chez la coiffeuse, je parle, je
parle et je parle!
Au moins je peux faire quelques choses dans cet ici maintenant. Je me donne un pouvoir (qui est illusion aussi car il y a plus) le pouvoir de rendre ces moments paisibles, joyeux,
aimants.
Je me raconte des histoires jusqu'à ce que je réalise que la seule vraie histoire, est que "Je ne suis qu'une imbécile heureuse" que je suis innocente dans un monde complètement innocent... Que
je suis Christ ou Bouddha. Oh! Ma réalité actuelle en est loin.. Même si je pensais être dans le Christ, ce ne serait que le début du chemin vers Soi..
Vous n'êtes pas toujours obligé de vous aimer vous-même car lorsque vous ne vous aimez pas vous souffrez, qu'est-ce que cela donne alors? Que reste-il à faire pour aimer? Un jour
vous aimez et puis l'autre vous détestez! Le mieux est d'accueillir ces concepts comme vos grands amis. De toutes façons les pensées sont foncièrement neutres mais,
puisqu'elles se pointent et que vous n'arriverez pas à les chasser, accueillez-les et tout s'effondrera. Plus de guerre, juste la réalité de
l'instant. Moi en train d'écrire à l'ordinateur sur une pensée jusqu'à ce que surgisse la prochaine et ainsi de suite. Que de l'Amour!
Accueillir chaque pensée avec compréhension est notre seul pouvoir, la seule guérison. Vous êtes bien plus que toutes les histoires que vous pouvez vous raconter.
Diananda
Vous êtes ce qui reste quand l'histoire est comprise
Bonne journée
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